Le cac 40 aux 3820 points : un rebond se fomente-t-il ? Verdict avec l'emploi us !
Spécial Wall Street (PC actif)
| Points Hauts |
Points Bas |
| 15227 |
14954 |
| 15120 |
14856 |
L'indice de la bourse de Paris a donc épousé son ratio de retracement des 50% sur l'ascension ayant permis au cac 40 de traverser l'échiquier des chandeliers de grosso modo 3600 jusqu'aux 4070 entre la mi-avril et fin mai. Dès lors le socle des 3820 (enfoncé dans l'ultime ligne droite des cotations hier) pourrait faire autorité, histoire de contenir les assauts rouges, lesquels font rage actuellement en raison des anticipations floues d'investisseurs se concentrant sur les mesures de soutien des banques centrales, en particulier sur la politique expansionniste de la Réserve fédérale américaine.
Comme on s'y attendait, Draghi la veille n'a rien annoncé de nouveau à propos des initiatives de la BCE afin de soutenir l'économie du bloc des 17. Le refi à son plus bas historique décidé le mois précédent à 0.5% fut reconduit tandis que les traders ont peut-être été déçus de voir l'institut monétaire de ne pas verser dans des taux négatifs pour les déposits des banques... Le chef de l'institution de Francfort ayant battu en brèche cette hypothèse compte tenu d'une conjoncture pas adaptée à ce genre de décision pour le moment en tous les cas.
Nécessairement, c'est du côté des devises où les arbitrages sont les plus importants : l'euro dollar grimpe en flèche autour du 1.33, un palier plus renâclé depuis 3 mois. Ainsi, l'USD fait les frais du Quantitative Easing dilutif de la Fed et l'argent unique européen s'est revigoré eu égard aux propos de l'édile de la BCE, renonçant à d'autres manoeuvres pesant sur la monnaie du système du vieux sol.
Aujourd'hui, l'ensemble de la communauté financière scrute le Département au Travail de l'oncle Sam qui va divulguer à 14h30 le fameux rapport mensuel sur l'emploi. Les chiffres conditionneront en grande partie ce que fera Bernanke : si le marché du travail ne s'améliore pas, le trading international serait à même de respirer étant donné que la Federal Reserve devrait continuer à faire chauffer au même rythme la planche à billets (salutaire pour les actions !). En revanche, si la bannière étoilée se redressait sur la foi d'un chômage moins coriace, la création monétaire devrait s'amoindrir... La haute finance en prendrait alors acte avec probablement des dégagements sur les bourses. Telles sont a priori les alternatives sur le métier de day trading.
Techniquement, la bourse en direct à Paris est sous le joug de bougies noires se succédant comme à la parade sur le théâtre graphique. La remontée en fin de séance à Wall Street après un net plongeon en cours de séance (phénomène imité ce matin à Kabuto-Cho où une fois de plus Tokyo a fait preuve d'une grande nervosité passant de -2% en intraday avant de clore en vert léger) suppose que nous pourrions connaître de fortes fluctuations pour en terminer avec cette semaine. Les 3820 points constituent néanmoins un allié en vue de calmer les oscillations. Peut-être que dans le giron, un équilibre de bon aloi en carnets serait à même de s'insinuer. Il n'empêche que la menace d'une aggravation de sentiment vaudrait les 61.8% de retracement, à savoir environ les 3775. Il s'agit du risque qui plane dans les poses en call. Pour patienter jusque 14h30, le trading sur la bourse française devrait s'encadrer dans une strate comprise de 3840 aux 3800. Les débordements de ces extrémités indiquent donc au sud 3775/70 et en cas d'élan optimiste au minimum 3865.
Balises
BB2 : 3775 BB : 3812 PC : 3838 BH : 3860 BH2 : 3886