Cette histoire grecque fait monter la mayonnaise au sein de toute l'Europe. Nous avons vu en début de semaine que Sarkozy et Merkel montraient des signes d'impatience. Hier c'était au tour de la Néerlandaise Kroes, membre de l'exécutif européen, de relativiser en cas d'une Grèce éconduite de l'euroland... Barroso qui veille au grain a immédiatement prôné le maintien dans la zone du pays.
Il est vrai que l'accord piétine au point que le monde du trading trépigne à l'idée d'essuyer sans cesse des discours dilatoires et autres atermoiements en tous genres à la seule fin de repousser la décision ultime d'accéder au fameux plan de sauvetage -numéro deux- émis par la troïka (FMI-UE-BCE). Fatalement les esprits s'échauffent et beaucoup se demandent si les instances hellènes ne nous proposent pas un ballet de manoeuvres florentines à travers ces discussions nationales entre les divers partis. De toute évidence, le couperet se rapproche inéluctablement puisqu'au 20 mars 2012, faute de solution, Athènes sera en défaut de paiement à l'occasion d'échéances obligataires de plus de 14.5 milliards € à honorer.
De facto, par cet enlisement diplomatique, les transactions sur le marché des devises sont plutôt figées et manquent singulièrement d'âpreté tant en volume qu'en variation. Pourtant, c'est dans une telle configuration que les traders doivent se méfier du moindre bruissement émanant des salles de réunion en Grèce : à l'image de l'euro dollar les initiatives paraissent gelées dans les carnets d'ordres puis, de violents coups d'accordéon se développent soudainement comme la veille à la faveur de rumeurs positives sur les discussions. En outre, les enseignements macroéconomiques sont relativement faméliques cette semaine et tout juste mardi l'Allemagne n'a pas confirmé la vigueur de son économie en publiant une production industrielle en repli au quatrième trimestre 2011 alors que lundi a contrario outre-Rhin l'on se réclamait d'une poussée sur les commandes industrielles. En revanche, du côté de l'Asie, le ralentissement de l'activité pointe le bout du nez car après le FMI qui revoie sa copie au pessimisme sur le PIB chinois 8.2% annuel), l'Inde estime qu'elle devrait enregistrer une croissance moins forte qu'originellement annoncée, probablement sous 7% pour cette année fiscale (fin mars). Il s'agit d'un retour de bâton pour New Delhi qui visait un taux à deux chiffres tel son voisin chinois naguère. Aussi, du fait de l'endettement public en l'occurrence de la troisième puissance économique de la zone, Standard & Poor's a dans le collimateur la notation de l'état.
Aujourd'hui encore, hormis les tractations à Athènes et son lot de fausses pistes et vrais démentis, il y aura peu d'engouement à trader : les statistiques sont absentes sauf l'oncle Sam qui divulguera ses stocks de pétrole. Néanmoins, demain avec Draghi et la BCE pour le comité de politique monétaire, nous devrions connaître un peu d'animation sur le forex trading. Selon ce que nous relations dans l'analyse EUR/USD de lundi, les cambistes pronostiquent que si l'Italien préservera le refi de son 1% historiquement bas, le mois prochain, nous pourrions assister à un événement avec un curseur de taux desserrant le loyer de la monnaie unique européenne de 25PdB à 0.75%. Evidemment pour le moment il n'est question que de fantasmes de marché... Somme toute si nous cultivons l'adage qu'il n'y aurait pas de fumée sans feu, alors il sera nécessaire d'écouter des deux oreilles les déclarations de l'édile transalpin de l'institut de Francfort en conférence de presse pour éventuellement y déceler des pistes en ce sens.
La paire phare du marché des changes oscille donc sans âme avec des prix qui divaguent finalement dans un trading range intraday qui se réveille au gré des informations sur les assertions et autres communiqués de presse depuis Athènes. Un accès de fébrilité s'était emparé des prix mais il s'avère qu'il fut vite réprimé en raison de supporteurs de l'euro prompts à défendre leur favori. Au Foxy Trading Club nous intimons une vigilance accrue sur la tentative de bris du 1.3250. Une variation empirique serait possible pour saluer une éventuelle confirmation des avancées en Grèce. Le lait est sur le feu...
Balises
BB2 : 1.3124 BB : 1.3195 BH : 1.3280 BH2 : 1.3338
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