Echec. Il appert sur la foi de chiffres mentionnant que les établissements bancaires ont réduit leurs octrois d'emprunts à l'égard des entreprises que les deux LTRO successifs de fin 2011 et février dernier durant ce premier trimestre 2012 (1000 milliards d'euros injectés par la BCE afin de redynamiser l'économie "réelle") se soldent aujourd'hui par un aveu d'impuissance de la part des autorités monétaires de l'euroland face à une spéculation toujours prépondérante in fine. Comme au Foxy Trading Club, beaucoup ne se faisaient guère d'illusion à ce sujet. Draghi jouant a priori au premier perdreau de l'année avec des marchés financiers avides de liquidités doit être déçu... s'il endosse son rôle de personnage naïf jusqu'à la lie. Ce dont on peut douter évidemment.
Etant donné le résultat, il est très probable qu'en guise de "représaille" la BCE ne veuille plus soutenir davantage les acteurs faisant la finance sur le vieux sol puisque ces derniers ne daignent pas trop se soucier au final des réalités d'une croissance en panne et ayant besoin des efforts des uns et des autres. Le tarissement du crédit se vérifie donc malgré l'aide non-conventionnelle de l'institut de Francfort. De fait, le refi est à même de rester sur le 1% lors des prochains comités de politique monétaire tandis que d'aucuns envisageaient voici peu une possible détente des taux.
S'agissant de la réunion de demain à Copenhague afin de statuer sur le renforcement du pare-feu européen, Van Rompuy y va de sa bouffée d'optimisme après il est vrai que Berlin ait donné en définitive son accord implicitement à ce que le FESF et MES puissent fonctionner en parallèle de prime abord. Dans ces circonstances, l'enveloppe serait dotée de 700 milliards € en cas de nécessité de rescousse à une périphérique assez imposante (suivez notre regard !) du système monétaire unique qui viendrait à flancher sous le poids de l'endettement budgétaire. Comme de coutume, le discours se finit par un retentissant "l'Europe sortira plus forte de la crise".
Une crise qui aurait trouvé au demeurant ses instigateurs. Effectivement, en pointant Paris et Berlin, Monti lui n'y va pas par le dos de la cuiller en déplacement à Tokyo. Le président du conseil italien est revenu longuement sur la genèse (en tout cas un début des ennuis signifié par le Transalpin pour arranger son exposé) des tourments de l'euro zone avec à l'époque (vers 2003) les deux parents allemand et français qui n'avaient pas de limites en matière d'endettement et dont les instances d'alors étaient particulièrement laxistes pour laisser filer les finances. Faut-il rappeler qu'à l'époque c'était l'Italie qui était à la présidence tournante du Conseil européen ? L'Italie de son prédécesseur bien entendu. Le premier ministre italien ne se déclarant pas étonné ensuite si un pays comme la Grèce dérape puisque le mauvais exemple avait été au préalable montré par Paris et Berlin. Sauf que l'entrée au sein de la zone euro d'Athènes avec la bénédiction des comptes "légèrement retoqués" par les anciens patrons de Monti, GS, ne trouva pas écho dans la démonstration en terre nippone du chef du gouvernement de la troisième puissance du vieux continent. Probablement l'oeuvre d'une amnésie chronique.
Techniquement sur le forex trading de la paire phare du forex, nous conservons notre biais haussier car les cours restent au-dessus du 1.3270. Soit ! Le 1.3380 comme mardi fait des misères aux preneurs de l'euro dollar mais il ne manque pas grand chose pour que les velléités vertes aient raison de cette poche de résistance. Une variation empirique en direction de la cime 2012 est d'actualité. En intraday, nous scellons le sort des oscillations entre 1.3430 et 1.3290. Sur le front des statistiques, sur notre rive, le chômage germanique sera au menu ; aux Etats-Unis, il sera question du chômage hebdomadaire et du PIB (attendu à 3%). Enfin, Bernanke omniprésent sur la scène médiatique ces jours récents tiendra une allocution.
Balises
BB2 : 1.3275 BB : 1.3300 BH : 1.3375 BH2 : 1.3430
