La vague haussière de juin retracée à 61.8% à la bourse de Paris
Spécial Wall Street
| Points Hauts | Points Bas |
| 12655 | 12470 |
| 12580 | 12413 |
Au moment de faire l'analyse du trading cac 40 hier, nous n'étions pas dans une confiance absolue s'agissant de la performance attendue sur le panier phare des actions françaises. En effet, la crainte d'une session tournant en eau de boudin pour les intérêts d'un indice du palais Brongniart était perceptible avec en l'occurrence la notion d'un directif rouge sans âme mais du domaine du possible. C'est effectivement un mouvement larvé au sud qui a ouvert le bal des transactions sur la bourse en direct. Ce reflux épouse exactement le ratio de retracement des 61.8% du rebond initié depuis le début du mois. L'augure des 3000 peut-il freiner l'hémorragie d'un toboggan rouge répondant aux scrupules des investisseurs qui, à deux jours du sommet de l'UE, anticipent presque un non-événement dans le meilleur des cas tant la diplomatie du vieux sol s'avance en direction de Bruxelles une fois encore pour offrir probablement un concert de propos dissonant ? Il n'empêche que jamais l'effet de contagion n'a été si proche avec en l'espace de 48 heures deux nouvelles "recrues" sur la liste des pays à réclamer des subsides à l'aide internationale...
Chypre et l'Espagne ont donc fait savoir la nécessité d'avoir recours à une enveloppe de rescousse aux instances de l'UE afin de colmater les failles de leur système bancaire. Dans ces conditions, les traders qui toujours dans un "optimisme estudiantin" se raccrochent sans cesse aux jérémiades d'une diplomatie assurant aux marchés toute sa détermination -de façade- pour résorber la crise, commencent sérieusement à voir l'impasse inéluctable se dessiner au détour de deux ou trois négociations en carnets. Ainsi, bien que la perspicacité de la haute finance ne soit pas très reconnue, il convient également d'admettre qu'à force de tirer sur les mêmes ficelles, si grosses soient-elles, elle finissent par s'élimer aux yeux d'opérateurs de plus en plus sceptiques sur une issue favorable à la fin de la semaine entre les 27. Les rendements obligataires se tendent derechef avec une signature de Rôme et Madrid montrant des signes inquiétants. Moody's en profite pour enfoncer le clou en dégradant quasi à l'unssion les établissements bancaires de la nation ibérique. S'agissant de la Grèce qui vient d'élire un nouveau gouvernement, l'état hellène sera aux abonnés absents de l'assemblée bruxelloise étant donné des pépins de santé du premier ministre et du jet d'éponge de son ministre des finances après également des complications médicales. Bref, il nous restera bien l'axe franco-allemand, lequel devrait ne pas manquer de faire entendre ses désaccords quant à endiguer la menace d'un éclatement de l'euro zone... Merkel demain soir à l'Elysée fera certainement entendre du pays de Goëthe à Hollande. La chancelière persiste et signe : pas de mutualisation de l'endettement européen. Reste le plan de 1% de PIB consacré à la croissance instigué par nos couleurs tricolores... Maigre consolation pour le chef de l'état français avec en vue une grosse désillusion des places financières, nonobstant une union bancaire devant être en définitive le menu principal en terre bruxelloise.
Les bourses mondiales se complaisent donc dans des dégagements de circonstance. La veille Wall Street a emboîté le pas aux indices européens. La grande place américaine a clos globalement sur un repli moyen de 1.5% alors que le SP500 est au bord du test des 1300 points tandis que le Dow Jones est aux 12500. Bernanke n'a pas offert de cash frais à volonté en esquivant pour l'instant le QE3. Selon ce que nous relatons dans l'analyse euro dollar, Draghi pourrait de son côté instiguer un élan en favzeur de la relance économique grâce à un desserrement historique du refi, le taux en effet devrait passer sous le 1% en juillet si l'on en croit des sources bien informées. Néanmoins, une telle bouffée d'air frais aux marchés financiers ne serait que passagère et la problématique structurelle de l'euroland reviendrait très rapidement sur le tapis, si tant est qu'elle puisse être occultée par cette manoeuvre subodorée d'assouplissement de la part de la BCE...
Techniquement, la bourse de Paris peut tempérer les ardeurs des vendeurs sur le cac40 en raison exclusivement de ces 61.8% évoqués. Parce que sinon, il convient d'admettre que le tableau est extrêmement pessimiste sur la foi d'une architecture graphique mettant en scène trois bougies à petits corps. Ces petits satellites ont a fortiori ouvert à de puissants dégagements des traders lundi dans un mouvement sans âme, lequel fut consommé tranquillement au fil des heures de day trading. Au Foxy Trading Club nous osons croire à une halte de la purge dans l'immédiat. Si les 3050 voire 3040 (milieu du corps du chandelier d'hier) seront le bout du bout du monde pour les preneurs des actions, en bas le triple zéro mérite une pièce en sa faveur quant à tenir en respect la glissade. Un range de trading intraday 2995/3040 devrait faire patienter les oscillations aujourd'hui. Dans l'après-midi le consommateur du Conference Board rendra sa confiance en l'économie de l'oncle Sam. Séance de digestion en perspective après les points engloutis lundi.
Balises
BB2 : 2979 BB : 2999 PC : 3021 BH : 3044 BH2 : 3069
Réaliser plus de 85% de gains en trading ? Oui avec les options binaires c'est possible ! Essayez notre plateforme gratuitement ICI
