La bourse de Paris tourne la page de mai sur ses bas annuels
Spécial Wall Street
| Points Hauts | Points Bas |
| 12455 | 12221 |
| 12371 | 12149 |
Foire d'empoigne sur les actions. Le cac40 comme l'ensemble des places boursières depuis quelques journées de trading connaît un regain de volatilité. Cette nervosité est bien entendu à mettre sur le compte des démélés en Europe dont la diplomatie semble dépassée par les événements. On redoute la contagion de la crise budgétaire à tout le système monétaire unique. Si dans l'ultime ligne droite des cotations l'indice phare de la bourse française est parvenu à clore à l'équilibre, il n'est pas certain que ce redressement in extremis soit suffisant avant le week-end pour que les traders ne soient pas tentés de tester avec davantage de vigueur et de détermination cette fois-ci le plancher des 3000 points. Gageons qu'il s'agit de l'enjeu de ce vendredi.
De toute façon, les salles de marchés clouent au pilori tout ce qui s'apparente à des actifs à risque sans exception. De fait, les indices boursiers boivent la tasse ainsi que les devises qui ne seraient pas estampillées "valeur refuge". Dans ce dédale d'arbitrage en carnets d'ordres, sur le forex, l'USD et le yen sont les monnaies tirant leur épingle du jeu. La force du JPY fait bondir à nouveau les instances nippones qui menacent d'intervenir unilatéralement sur les marchés afin d'affaiblir l'argent national, pénalisant les exportations du pays du soleil levant. L'euro n'échappe pas à la spirale de défiance, eu égard au contexte conjoncturel sur notre rive in fine : l'EUR est attaqué et matraqué face au dollar. Le billet vert fait valoir sa robustesse et sa sécurité dans un environnement très périlleux concernant la stabilité de la zone euro.
Fatalement, les troubles qui s'invitent dans la danse des transactions donnent du grain à moudre aux marchés obligataires. Les signatures les plus sures sont très entourées et il y va du T-Bond, du bund, de l'OAT et du gilt qui ne se privent pas d'afficher des records sur leur taux ! Jamais on n'avait recensé des dettes souveraines aussi plébiscitées par les investisseurs ! 1.21% sur le 10 ans allemand... 2.22% pour le 10 ans hexagonal... 1.58% pour le, papier us de même échéance... Naturellement par le principe des vases communicants, il fallait en contrepartie que d'autres paient l'addition d'une telle ruée vers ces obligations. Les perdants sont les mêmes à savoir les états du sud de l'Europe. L'Espagne, le Portugal et l'Italie font donc les frais de la sinistrose ambiante et les dégagements à leur égard sont alimentés par leur situation budgétaire et outre-Pyrénées par un secteur bancaire prêt à couler inexorablement malgré les mesures de relance de Rajoy tandis que des rumeurs démenties supposent que Madrid aurait recours à l'aide du FMI.
Au réveil l'Asie ne donne pas de grande direction alors que la Chine a publié un indicateur PMI manufacturier peu amène à un enthousiasme débridé. Tokyo qui étrennait ses premiers échanges yuan-yen en direct et sans passer par la case dollar perd sur son nikkei plus de 1.1%. Shanghai et Hong-Kong plus mesurées tergiversent au bord de l'équilibre. Hier soir, Wall Street très agitée a finalement clos la session affublée d'un léger rouge sur ses principaux indices ; la grande place américaine était impactée par des chiffres macroéconomiques plutôt mitigées jeudi. Aujourd'hui d'ailleurs la grand-messe de l'emploi mensuel sera le centre des préoccupations. L'oncle Sam rendra public son enquête sur le marché du travail : nul doute que les traders ne manqueront pas de réagir aux résultats divulgués. De surcroît, l'ISM manufacturier donnera également le pouls du dynamisme aux Etats-Unis de l'activité.
Techniquement, la bourse de Paris la veille est allée rebondir sur les 2985, niveau que nous lui assignions dans la précédente analyse sur le cac 40. Etant donné d'une architecture très lourde sur la foi des bougies disséminées sur le théâtre graphique, le scénario d'une glissade en direction des 2950/40 reste plausible en l'occurrence si d'aventure le panier des actions n'accrochaient pas rapidement en intraday les 3035. Au Foxy Trading Club nous ne pensons pas à un sursaut réel des intérêts de la bourse en direct tant que les cours sont tenus en respect par les 3080 en clôture. Dans ces conditions, nous diagnostiquons du day trading à même d'occuper le terrain dans une fourchette s'étendant de 3050 aux 2980 voire en excès d'aggravation donc les 2950 qui tendraient les bras.
Balises
BB2 : 2954 BB : 2985 PC : 3014 BH : 3042 BH2 : 3069
Metatrader 4 ou 5, testez gratuitement durant un mois la célèbre plateforme de trading ICI
